lundi 17 février 2014

Confusion et questions :s

Étais-je la seule qui ne savait pas qu’il y avait une distinction entre aides techniques (AT) et technologies de l’information et de la communication (TIC)?


À la suite de la conférence donnée par Mme Chalghoumi, j’ai pris le temps de lire son article dans La Revue canadienne de l’apprentissage et de la technologie. J’ai alors pu comprendre que le malaise à définir ces deux termes était présent dans la littérature actuelle. La grande question est de savoir si les AT sont des « sous-ensembles des TIC en éducation » (Chalghoumi, 2012) ou si l’inverse est plus véridique. Selon mon analyse personnelle, je crois que la principale conséquence de cette confusion est au niveau du financement. En effet, il est important de s’assurer que le financement pour ces aides soit accordé aux élèves pour répondre à leurs besoins. Or, vu la confusion, ces deux types d’aide se chevauchent et empêchent donc que le financement offert soit investi dans les aides les plus adéquates, même si celles-ci sont nouvelles.

À la suite de cette lecture, je suis désormais en mesure de mieux séparer ces deux types d’aide. En effet, les AT sont perçues comme des aides nécessaires, voire indispensables pour les élèves avec des difficultés et/ou avec des incapacités. Or, ces mêmes outils peuvent être considérés comme des TIC si leur utilisation est faite par tous les élèves (Chalghoumi, 2012). Outre le fait de trouver une définition pour départager ces deux termes, je trouve qu’il est plus important d’axer notre réflexion sur les « résultats de l’intervention avec la technologie » (Chalghoumi, 2012)  que sur le type de technologie choisi. N’est-ce pas ce qui importe le plus, soit que l’élève en difficulté puisse bénéficier des mêmes chances de réussite que tous les autres élèves? Pourquoi alors se borner à définir des termes qui sont, malgré certaines différences techniques, mis sur pied pour répondre aux mêmes problèmes?

Également, cette confusion amène des conséquences au niveau de la formation et, éventuellement, sur la pratique des enseignants. En effet, on note que les enseignants ont des lacunes à la fois au niveau technique et au niveau pédagogique (Chalghoumi, 2012). J’ai désiré pousser ma réflexion à ce sujet et j’ai trouvé, sur le site de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (http://unesdoc.unesco.org/images/0012/001295/129538f.pdf), un tableau intéressant. En effet, ce dernier décrit et justifie les « neuf unités d’alphabétisation aux TIC dans un programme de formation des enseignants » (ONU, 2004). Voici un petit résumé des points qui sont, à mon avis, les plus importants :
·         Selon l’ONU, les enseignants se doivent de connaitre divers outils technologiques autre qu’à de simples fins personnelles.
·         Les enseignants doivent non seulement utiliser les TIC lors de leur planification, mais ils doivent également être en mesure d’aider les élèves à les utiliser dans leurs propres travaux. Cela revient donc à dire que l’enseignant se doit de connaitre ces outils, puisqu’il est détenteur de la bonne marche à suivre pour leur utilisation.
·         Selon l’ONU, la formation au niveau de l’utilisation d’une base de données est essentielle, notamment puisque l’administration de l’école utilise ce type de système.
·         Il est mentionné qu’une formation continue au niveau de la création et de la planification de documents est indispensable pour répondre aux divers styles d’apprentissage des élèves. Étant de futurs enseignants en adaptation scolaire, nous devrons être créatifs et présenter la matière de différentes façons.
·         Les enseignants doivent être des modèles en ce qui a trait aux TIC, mais ce lourd fardeau passe forcément par une bonne connaissance de ces derniers. De plus, ils doivent éduquer leurs élèves aux limites et aux dangers potentiels des outils technologiques.
·         « Il est de la responsabilité des professeurs de connaitre les changements provoqués par la diffusion des TIC dans leur métier, dans leur discipline ainsi que dans les grands domaines professionnels où exerceront les élèves » (ONU, 2004).

Ces postulats de l’ONU ainsi que les préoccupations relevées dans le texte de Mme Chalghoumi me ramènent à une inquiétude qui revient souvent dans nos billets indiquant que nous ne nous sentons pas assez outillés, à titre de futurs enseignants en adaptation scolaire, en ce qui a trait aux TIC. Comment pouvons-nous changer cette réalité? Est-ce seulement du ressort des futurs enseignants de s’informer et de se former eux-mêmes?

En terminant, je vous amène à vous pencher sur la question de notre formation quant aux AT et aux TIC. Pour véritablement être en mesure de porter un jugement critique, je vous propose des sites qui présentent divers outils technologiques.

Source complète du texte de Mme Chalghoumi :
Chalghoumi, H. (2012). Repenser la définition des aides techniques en éducation. Canadian Journal of Learning and Technology (CJLT) / La Revue canadienne de l’apprentissage et de la technologie (RCAT), 38 (3), 1-16. Repéré à https://studium.umontreal.ca/pluginfile.php/1155444/mod_resource/content/1/Chalghoumi%2C%20H.%20-%20Repenser%20la%20d%C3%A9finition%20des%20aides%20techniques%20en%20%C3%A9ducation.pdf

dimanche 2 février 2014

Trouvaille Facebook + TIC et motivation :)

Salut les filles!

Saviez-vous qu'il y a une page Facebook nommée Adaptation scolaire et TIC? Cette page a été mise sur pied par Martin Gagnon, conseiller pédagogique au Centre Saint-Paul de la Commission scolaire de Montréal. Plusieurs s'y retrouvent pour partager de petites trouvailles, comme le tableau synthèse des outils technologiques. L'avantage de ce tableau est la description des outils possibles en fonction de l'aide désirée. De plus, nous pouvons distinguer les logiciels gratuits de ceux qu'il faut acheter. Vous trouverez ce tableau à l'adresse suivante: http://www.recitadaptscol.qc.ca/IMG/Fonctions.pdf


Pour ce premier billet, je désirais trouver des idées d'activités ou des outils intéressants à exploiter en classe grâce aux technologies de l'information et de la communication (TIC). Malgré plusieurs petites trouvailles, comme celle mentionnée précédemment, une question me restait toujours en tête : Est-ce que les TIC ont autant d'impact sur la motivation des élèves qu'on le dit? Je trouvais intéressant de trouver des réponses à cette question avant d'entamer un travail plus en profondeur sur les possibilités qui sont mises à notre disposition pour enseigner aux élèves. En regardant un peu sur le Web, j'ai trouvé un article écrit par un professeur de l'Université de Sherbrooke qui est titré "12 questions sur l'état de la recherche scientifique sur l'impact des TIC sur la motivation à apprendre". À travers une conversation fictive entre un enseignant et un chercheur, le lecteur est amené à découvrir les analyses des écrits scientifiques.

La première question qui s'est imposée fut de déterminer si les élèves sont vraiment motivés par les TIC. Les recherches démontrent que cette motivation peut être expliquée par l'effet de nouveauté de cette forme d'enseignement et d'apprentissage. De plus, certains enseignants tendent à croire que l'intérêt spontané suscité par les TIC confirme que les élèves sont davantage motivés. Or, comme il est écrit dans l'article, "il faut distinguer la motivation spontanée d'utiliser les TIC d'une réelle motivation à apprendre" (Viau, s.d.). En d'autres mots, le plaisir et l'intérêt des débuts doivent faire place à un certain engagement de l'apprenant face à ses apprentissages et à une persévérance à apprendre à travers un nouveau médium.

Plusieurs avantages sont répertoriées concernant l'utilisation des TIC. On note, en effet, que c'est à travers un environnement plus interactif que l'élève est poussé à faire des choix et à choisir, d'une certaine façon, sa façon d'apprendre. N'est-ce pas là une des caractéristiques du paradigme de l'apprentissage, à savoir que l'élève "est un constructeur actif qui résout des problèmes complexes en investiguant, en coopérant, en mobilisant ses connaissances" (Durand & Chouinard, 2012)? Cette façon de pensée suppose alors que l'utilisation des TIC serait une façon intéressante d'amener l'élève à participer à la construction de ses savoirs. Les écrits scientifiques font cependant mention que des conditions qui ne dépendent pas des TIC doivent être mises en place afin d'assurer la motivation des élèves à travers l'utilisation des TIC (Viau, s.d.). À titre d'exemple, l'auteur mentionne que l'activité doit être signifiante pour l'élève. Il ne suffit pas de présenter une situation d'apprentissage-enseignement qui requiert les TIC pour assurer des impacts positifs sur la motivation des élèves.

Enfin, les écrits scientifiques ne répondent pas à un questionnement important, à savoir si le système scolaire québécois a les moyens financiers et les ressources nécessaires pour intégrer les TIC de façon permanente dans les classes. De plus, les résultats énoncés plus haut n'ont pas été recensés dans les milieux scolaires francophones et l'impact des TIC n'a pu être observé à long terme. Il reste donc plusieurs observations à faire avant de déterminer l'impact réel des TIC sur la motivation des élèves.
Et vous, avez-vous observé un impact significatif des TIC sur la motivation des élèves de vos classes de stage? Quelles observations vous permettent de confirmer de vos dires?









Pour plus d'informations sur la motivation des élèves: Viau. R. (1994). La motivation en contexte scolaire. St-Laurent, Québec : Éditions du Renouveau Pédagogique.
Pour le paradigme de l'apprentissage: Durand, M.-J., & Chouinard, R. (2012). L'évaluation des apprentissages: de la planification de la démarche à la communication des résultats. Montréal. Québec: Éditions Marcel Didier inc.